Deux stratégies peuvent terminer l’année sur le même rendement et offrir des expériences totalement différentes. L’une progresse régulièrement ; l’autre perd un tiers de sa valeur en mars et passe le reste de l’année à se rétablir. Le chiffre final est identique. Le parcours ne l’est pas, et c’est le parcours que vivent les investisseurs.

Ce que mesure le drawdown

Le drawdown est l’écart, en pourcentage, entre une valeur et le plus haut niveau atteint jusque-là. Le drawdown maximal est le plus profond de ces creux sur une période. Il répond à une question simple : quelle a été la pire perte subie par quelqu’un qui aurait acheté au sommet ?

La durée sous l’eau

La profondeur ne dit pas tout. La durée sous l’eau compte le temps passé sous un sommet précédent. Un drawdown de 15 % effacé en un mois n’est pas le même risque qu’un drawdown qui met deux ans à se résorber : le second met bien plus longtemps à l’épreuve la patience, le financement et la confiance.

Pourquoi l’ordre compte

  • Une perte de 50 % exige un gain de 100 % pour être effacée : les drawdowns profonds coûtent de manière disproportionnée.
  • La volatilité traite hausses et baisses de la même façon ; le drawdown ne regarde que les pertes réellement ressenties.
  • Une stratégie abandonnée au creux de son pire drawdown n’obtient jamais son rendement de long terme.

Dans le Quant Lab, lancez le marché par défaut puis activez le choc d’une journée. Le rendement total bouge à peine, mais le panneau de drawdown révèle un creux bien plus profond et plus long. C’est précisément ce qu’un rendement isolé dissimule.

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